Dîner-Conférence avec Jean de Codt

À l’occasion du dîner-conférence de ses 125 ans, l’Association des ancien(ne)s élèves a le plaisir de vous convier à rencontrer Jean de Codt (1973), Premier Président de la Cour de Cassation depuis 2014. Il s’agit ni plus ni moins du plus haut magistrat de Belgique.

Notez déjà la date du jeudi 23 mai 2019 dans votre agenda. Jean de Codt nous proposera une conférence consacrée à l’Indépendance de la Justice en Belgique. Cet événement aura lieu à l’Institut Saint-Boniface – Parnasse.

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Né à Ixelles en 1955, Jean de Codt termine ses études à Saint-Boniface en 1973 (section Latin Grec) avant d’entamer des études de droit à l’Université catholique de Louvain (actuel UCLouvain) qu’il combine avec une licence en criminologie à la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Il a complété cette formation juridique par un bachelier en philosophie.

Jean de Codt débute sa carrière en tant qu’avocat stagiaire à Bruxelles puis comme juriste d’entreprise. En 1983, il intègre toutefois le parquet de Tournai. S’ensuit une carrière rythmée par une évolution progressive mais continue vers la Première Présidence de la Cour de Cassation : substitut du procureur du roi de Bruxelles (1986), substitut du procureur général (1993), conseiller à la Cour de Cassation (1997) et président de la section pénale de la Cour (2007). Finalement, Jean de Codt devient Premier Président de cette même cour en 2014 et dont le mandat arrive à échéance le 31 mars 2019.

Si la fonction qu’il occupe exige une certaine retenue dans le débat public, Jean de Codt n’a pas hésité, durant son mandat de Premier Président, d’intervenir dans les médias pour mettre en évidence les difficultés auxquelles s’exposait la Justice belge à la suite des diverses restrictions budgétaires décidées par le pouvoir exécutif.

Dans un récent numéro de La Revue (n°222, décembre 2016), Jean de Codt rappelait les deux apports de l’enseignement qu’il a reçu à Saint-Boniface :

Je sais gré à l’Institut Saint-Boniface de la formation classique et rigoureuse que nos maîtres y donnaient. L’étude assidue du latin et du grec m’a préparé à la pratique du droit. L’abbé Sternon essayait de nous faire traduire du français vers le latin des extraits de L’esprit des lois de M. de Montesquieu. La fréquentation d’auteurs tels que Tacite m’a fort impressionné : je découvrais, émerveillé, le sens que les Romains avaient de l’État et du service public.

(…)

Je serais ingrat de ne pas mentionner la formation chrétienne dispensé à l’Institut. À cette époque, le catholicisme était aussi romain que le col des abbés titulaires de nos classes. (…) Je réalisais que la religion chrétienne était tout-à-fait singulière, puisqu’elle était la seule à se fonder sur une double erreur judiciaire, la seconde résultant d’ailleurs de la première. La mise en liberté d’un meurtrier, Barabbas, avait précédé la condamnation d’un innocent, le Christ.

Jean de Codt est encore l’auteur d’un ouvrage paru aux presses de l’Académie royale de Belgique et intitulé « Faut-il s’inspirer de la Justice américaine ?« .

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Ses interventions parcimonieuses dans la presse, écrite ou audiovisuelle, ne passent généralement pas inaperçues. Qu’il s’agisse de l‘effondrement d’un plafond du Palais de Justice ou des visites domiciliaires discutées au Parlement, Jean de Codt est un interlocuteur privilégié pour nombre d’observateurs du monde judiciaire.

Envie d’avoir un avant-goût de la conférence de mai prochain ? Vous pouvez déjà visionner cette conférence de Jean de Codt délivrée, en 2016, dans le cadre des Tribunes de l’ULB

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